Depuis douze ans, la maladie a réduit son existence à l’attente, aux dépenses, aux déceptions et à l’éloignement. La foule ne connaît ni son nom ni tout ce qu’elle a perdu.
Elle ne demande pas un discours. Elle croit qu’un simple contact avec le vêtement de Jésus pourrait suffire. Son geste est discret, mais la réponse qu’il reçoit la ramène au centre du récit.
Cette fiction biblique méditative s’intéresse autant à la guérison qu’au retour dans la communauté : être vue, appelée et reconnue après une longue disparition sociale. Les scènes imaginées prolongent le récit de Marc sans se substituer au texte biblique.
Édition française révisée — 30 pages intérieures au format 5,5 × 8,5 pouces, avec une nouvelle couverture et des repères de lecture.
Repères de lecture
Les scènes familiales, les traitements détaillés et les rencontres de rejet relèvent de l’imagination littéraire. Le récit principal suit Marc 5.25–34 et reprend aussi des éléments de Matthieu 9.20–22 et de Luc 8.43–48.
L’impureté rituelle ne signifie ni faute morale ni moindre dignité. Les réactions des personnages ne représentent pas tout le judaïsme du temps de Jésus. Cette guérison ne mesure pas la foi des personnes qui demeurent malades.
